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Philippe Corrot dans Les Echos – « La place de marché doit être conforme à l’ADN de l’enseigne »

Paris, le 21 décembre 2016 – Dans une récente interview avec Les Echos, Philippe Corrot, co-fondateur et Président Directeur Général de Mirakl, partage ses conseils et bonnes pratiques afin d’assurer le succès, pour les marques, de la création d’une place de marché en ligne.

Retrouvez l’ensemble de l’interview sur le site Les Echos: « La place de marché doit être conforme à l’ADN de l’enseigne ».

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Mirakl annonce la mise en ligne de la Macway Marketplace, dédiée aux produits et accessoires de l’environnement Apple®

Paris, le 17 mai 2016 – Mirakl est fier d’annoncer la mise en ligne de la MacWay Marketplace dédiée aux produits et accessoires de l’environnement Apple®.

MacWay, le spécialiste de la vente en ligne de produits et d’accessoires de l’environnement Apple®, a choisi de lancer sa Marketplace avec la technologie Mirakl pour apporter un levier supplémentaire à sa croissance, et accélérer son développement à l’international.

La mise en œuvre de la Marketplace s’est faite en moins de quatre mois, afin de répondre rapidement aux attentes des clients Macway. Nous sommes ainsi en mesure de leur proposer une gamme étendue de produits et de services, tout en affranchissant la société de nombreuses contraintes logistiques.

Lisez le Communiqué de Presse complet ici et rendez-vous sur www.macway.com pour découvrir la Macway Marketplace.

Nous sommes fiers de rajouter Macway à notre liste de références, et d’aider la société à se développer en France et à l’international !

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FNAC et Darty : la marketplace en pôle position

Par Éric Chemouny, Senior Vice Président EMEA de Mirakl

 

Si l’on vous demande pourquoi la FNAC a tant surenchéri pour acheter Darty, quelle réponse vous vient à l’esprit en premier ? « Pour devenir plus fort grâce aux 222 magasins de Darty, pour se diversifier et pour bénéficier du capital confiance d’une marque emblématique, bien sûr ! ».

Vous avez raison… en partie ! Les médias et experts ont beaucoup insisté sur l’avantage que représentent les points de vente physiques et « le contrat de confiance » de Darty, mais tous les débats passent à côté du cœur du sujet. Un élément fondamental justifie aussi le rachat de Darty par la FNAC : les synergies de leurs marketplaces respectives !

La concurrence des pure players menace FNAC et Darty

Aujourd’hui, les concurrents les plus agressifs face à FNAC et Darty sont des pure players. Ils s’appellent Amazon ou encore Cdiscount. Et au-delà de proposer leurs propres produits, ils proposent des milliers d’autres références par l’intermédiaire de leur marketplace. Ce qui leur permet de gagner des parts de marché dans tous les secteurs.

Amazon ou Cdiscount s’affranchissent de toutes les contraintes logistiques lorsqu’ils accueillent des vendeurs indépendants sur leur place de marché. Leur catalogue s’étend à l’infini alors que les stocks des magasins sont toujours limités. Les places de marché permettent aussi aux pure players de vendre toutes les gammes de produits, élargissant le spectre de leurs clients potentiels. Amazon réalise ainsi 45% de son activité via sa place de marché !

Le salut de FNAC et Darty dépend en fait de leur capacité à offrir encore plus de profondeur à leur catalogue et en l’associant à ce qui fait leur ADN : le conseil d’expert et le service client.

La place de marché de Darty au cœur de la stratégie omnicanal de la FNAC

Darty est une marque omnicanal avec une performance e-commerce reconnue et une marketplace qui joue un rôle important : voilà ce qui intéresse vraiment la FNAC ! En effet, sa propre marketplace figure au cœur de son redressement. Les marketplaces de FNAC et Darty vont à la fois se renforcer et se compléter. Leurs offres se rejoignent sur l’informatique, les objets connectés, etc. Mais chacune possède dans le même temps ses atouts propres : les produits culturels traditionnels de la FNAC et les jeux vidéos et jouets d’un côté, la force de frappe de Darty sur l’électroménager et la maison de l’autre.

De la synergie des deux marques résultera donc une offre marketplace parmi les plus élargies de France en termes de références, quelle que soit la stratégie privilégiée par FNAC, conserver la marketplace des deux marques ou fusionner les offres en une seule marketplace. La nouvelle entité FNAC Darty attirera de nombreux vendeurs, tous types de produits confondus, et sera très puissante en terme de SEO, concurrençant ainsi directement les marketplaces comme Amazon ou Cdiscount.

La fusion des deux marketplaces est d’autant plus naturelle qu’il existe déjà une compatibilité technique entre elles. Si la FNAC prend la décision stratégique de maintenir deux places de marché distinctes aux yeux des consommateurs, leur fusion sera toujours possible en back office. Une seule plateforme technique perdurera, une seule place de marché existera de facto, mais les clients propres à chaque enseigne pourront garder leurs habitudes.

Le rachat de Darty permet aussi le développement par les deux enseignes de synergies web-to-store et store-to-web avec plus de 300 magasins. L’omnicanal, plébiscité par les comportements d’achat des consommateurs, leur tend les bras. Les deux marques pourront pratiquer le Click & Collect sur l’ensemble du territoire : leurs clients se feront livrer leurs produits achetés sur la marketplace dans n’importe quel magasin Darty ou FNAC. La réciproque est vraie : FNAC et Darty pourront proposer en magasin le recours à la marketplace pour trouver un produit manquant.

Le rachat Darty par FNAC conduira les deux enseignes à se renforcer face à leurs concurrents en proposant une offre plus riche et un parcours d’achat full omnicanal !

Et le client y gagne !

Le rachat de Darty par la FNAC se fera au bénéfice du consommateur. Premièrement parce que le consommateur se verra proposer plus de références, et plus de choix en termes de gamme, au sein d’une même marketplace – ou de deux marketplaces avec le même back office, ce qui revient au même. Et ce grâce à la venue de centaines de vendeurs indépendants qui seront attirés par une marketplace devenue incontournable.

Le consommateur y gagnera aussi sur le prix. Darty et la FNAC seront en effet plus forts face à leurs fournisseurs, tous produits confondus. Ils pèseront sur les prix, au bénéfice du client final qui trouvera en magasin et en ligne des produits plus compétitifs.

Le consommateur se verra enfin respecté dans ses comportements d’achat, de plus en plus orientés vers la consommation en ligne. La marketplace, aujourd’hui fer de lance de l’omnicanalité, est le levier de conquête de parts de marché dont la FNAC a besoin.

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Les 10 meilleures pratiques à adopter pour réussir son projet de Marketplace

Par Adrien Nussenbaum, CEO et cofondateur de Mirakl

Il y a quelques jours, la société Best Buy aux États-Unis a soudainement annoncé qu’elle fermait sa marketplace lancée cinq ans plus tôt. Cette décision survient alors que les places de marché à travers le monde connaissent une croissance exponentielle, représentant 37 % du total des transactions en ligne.

Pour lancer et opérer avec succès une marketplace, il est indispensable de planifier son projet, d’avoir une solide vision stratégique et de s’engager pleinement dans sa concrétisation. Voici les dix bonnes pratiques à adopter pour réussir.

1. Enrôlez suffisamment de vendeurs

Pour garantir en permanence la disponibilité des produits et le choix le plus large possible, vous devez accueillir une grande diversité de vendeurs sur votre marketplace. La concurrence garantira ainsi naturellement des prix compétitifs et une excellente qualité de service aux acheteurs.

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à recruter proactivement des vendeurs. Le mieux est d’explorer les marketplaces existantes car les vendeurs présents adhèrent déjà au concept et sont donc plus faciles à convaincre.

À l’inverse, vous pouvez attirer ces vendeurs sur votre marketplace en simplifiant au maximum les processus d’inscription et de fonctionnement. Cela implique d’automatiser les actions, de choisir des outils faciles à utiliser et de veiller à apporter aux vendeurs toute l’aide dont ils peuvent avoir besoin.

2. Ciblez les bons vendeurs

Les vendeurs potentiels ne sont pas forcément volontaires ou n’ont pas tous la structure interne appropriée pour vendre leurs produits sur une marketplace. Il est donc préférable de s’assurer de la volonté et de la capacité du vendeur avant de mobiliser les ressources nécessaires pour le former et l’intégrer. Cibler les fournisseurs ou fabricants traditionnels n’est pas forcément la meilleure approche.

Les évaluations et les avis des clients sont une source d’information facile d’accès pour connaître les états de service des vendeurs présents sur d’autres marketplaces. Utilisez ces informations pour cibler vos partenaires potentiels. De même, recherchez les vendeurs pour lesquels votre marketplace présente d’emblée un intérêt stratégique et n’est pas juste une option parmi d’autres. Plus elle aura d’importance à leurs yeux, mieux ils l’exploiteront.

3. Trackez les performances des vendeurs

Vous savez à présent que les vendeurs sont un des piliers d’une marketplace. Gérer et suivre la qualité de service qu’ils délivrent aux clients est essentiel pour préserver votre image de marque et assurer la réussite de votre marketplace.

Vous devez donc appliquer des normes très exigeantes, et désactiver automatiquement le compte d’un vendeur si son évaluation plonge en dessous d’un certain niveau ou si son taux de réponse est trop faible. Automatiser cette fonction est la seule façon de faire grandir votre marketplace, et cela inspirera confiance à la fois aux consommateurs et aux bons vendeurs.

Les vendeurs fiables sont une ressource très convoitée. C’est pourquoi les opérateurs de marketplaces performantes valorisent leurs vendeurs et veillent à ce qu’ils se sentent valorisés.

4. Intégrez la marketplace à votre site e-commerce existant

Séparer votre site e-commerce de votre marketplace va à l’encontre du but recherché. La marketplace doit être un prolongement naturel de votre univers de marque. La continuité qu’elle génère est essentielle pour assurer la vente des produits constituant votre offre de base, que votre marketplace vient compléter.

Scinder votre site Web, c’est diminuer son trafic et son attractivité, dégrader sa position dans le classement des résultats de recherche et affaiblir vos chances d’attirer des vendeurs sur votre marketplace. Non seulement vous ne tirez pas parti du trafic existant, mais vous risquez de détériorer la qualité de service offerte au client. De plus, avec plusieurs portails, vous devez supporter des frais supplémentaires de promotion de votre marque et de vos produits.

5. Restez fidèle à l’ADN de votre marque

La marketplace permet à votre entreprise de voir plus grand et d’élargir considérablement son offre. Mais elle doit aussi forger et renforcer votre identité dans un univers produit et non l’y diluer.

Bien que pouvant constituer un des piliers de votre modèle économique, la marketplace est censée améliorer votre crédibilité dans cet univers et non la créer dans un autre. Vous devez toujours soit approfondir soit élargir votre offre, mais dans les deux cas partir de l’existant.

6. Gagnez la confiance par la transparence

En tant qu’opérateur de marketplace, vous êtes le tiers de confiance des consommateurs et devez être digne de cette confiance en sélectionnant les vendeurs appropriés.

Les consommateurs accordent beaucoup d’importance à la transparence lorsqu’ils font leurs achats. Ils connaissent les marketplaces et ont confiance en votre marque. Il serait donc absurde d’essayer de leur dissimuler l’implication d’un tiers.

En affichant clairement qui est le vendeur, vous indiquez aussi sans ambiguïté à qui incombe le service après-vente éventuel. Avec un outil de CRM intégré à votre marketplace, vendeurs et consommateurs dialoguent directement, mais c’est vous qui gardez le contrôle de la relation client.

7. Veillez à la qualité des informations sur les produits

Bâtir une marketplace est une entreprise difficile, mais le résultat doit être aussi simple que possible pour le consommateur. Au-delà de la transparence relative aux vendeurs, vous devez veiller à ce que les données produits soient complètes et cohérentes. Les consommateurs connaissent déjà vos catégories de produits, mais vous devez vous assurez que toutes les données des produits de vos vendeurs cadrent avec cette classification et que chaque nouvelle fiche-produit est conforme à vos critères. Le faire vous-même n’est pas possible à grande échelle, aussi est-il nécessaire de fournir aux vendeurs les outils appropriés pour assurer la qualité des données. La cohérence est capitale pour conserver la confiance du client et lui garantir une expérience d’achat optimale.

8. Automatisez les process

Les process manuels sont un frein à l’efficacité et à la rentabilité d’une marketplace. Ils augmentent le risque d’erreur de façon exponentielle, dégradent l’expérience client et alourdissent les coûts.

La seule façon de garantir une expérience de vente homogène d’un canal à l’autre est d’automatiser les transferts de données. De plus, l’automatisation accélère le processus d’intégration et de gestion des vendeurs, réduit leurs coûts et rend votre marketplace plus attractive à leurs yeux.

9. Impliquez tous les acteurs de l’entreprise

Ouvrir une marketplace concerne toute l’entreprise. Même si on peut facilement lancer et opérer une marketplace en ayant soigneusement planifié et préparé son projet, toutes les parties prenantes doivent conjuguer leurs efforts pour en assurer la réussite.

Pour intégrer la marketplace à vos canaux de vente existants, il faut que les départements Marketing, IT, Support client, Opérations et tous les autres connaissent les objectifs de la marketplace et s’y conforment. La création d’une marketplace ne tolère pas le fonctionnement en silo.

10. Investissez dans le trafic

Le célèbre diagramme dessiné par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, montre combien il importe d’investir dans la génération de trafic. Les sites d’e-commerce étant plus nombreux que jamais, vous devez avoir l’assurance que les consommateurs connaissent l’existence de votre marketplace.

Parce qu’elles proposent un choix de produits plus large, les marketplaces attirent naturellement plus de visiteurs, ce qui signifie plus de trafic, mais les outils de SEO et de SEM peuvent considérablement en accélérer la croissance.

Schéma Jeff Bezos

Il va sans dire qu’une plateforme conçue spécifiquement pour les marketplaces vous aidera à éviter les erreurs les plus communes, en vous fournissant les outils et process appropriés.

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La place de marché, l’avenir du e-commerce multicanal ?

La place de marché, l’incontournable du e-commerce

Le e-commerce ne cesse d’évoluer pour s’adapter à des consommateurs toujours plus exigeants, aux mouvements d’innovation constants qui transforment le paysage numérique, et aussi à la transformation digitale à laquelle aucune entreprise ne saurait échapper aujourd’hui. La place de marché, espace en ligne où un opérateur met en relation acheteurs et vendeurs, est un modèle qui prend toujours plus d’ampleur et prend d’assaut le monde du e-commerce.

Qu’apporte-t-elle de plus au e-commerce ?

Avant tout plus de choix pour le consommateur, car elle permet d’élargir considérablement le stock sans investissements de stock ou de logistique.La Fnac, par exemple, a ainsi pu passer d’une offre de 300 000 produits sur son site e-commerce à plus de 12 millions en se tournant vers la place de marché. Cette compétition accrue entre les vendeurs qui vont proposer leur offre au sein de ce même espace permet également au consommateur de tirer le meilleur prix, tout en étant rassuré par la qualité de service garantie par l’opérateur. Un modèle triplement gagnant, puisque que pour les vendeurs cela permet d’avoir accès à plus de trafic qualifié, et que la place de marché s’avère pour l’opérateur plus rentable que le e-commerce traditionnel. Pour Philippe Corrot, co-fondateur de Mirakl,  « il faut également la considérer comme un outil pour déterminer ce que veulent les consommateurs, et pour proposer une offre pertinente et attractive. Elle se positionne en observatoire des tendances pour les marques et les distributeurs« .

A qui s’adresse la marketplace ?

Loin de s’adresser uniquement aux plus grosses enseignes, la place de marché s’adresse aussi aux petits acteurs qui peuvent ainsi facilement proposer un stock plus large. Dans le cas des marketplaces de niche, cela permet de proposer la longue traine en se reposant sur l’expertise de vendeurs tiers sur des produits très spécifiques, et de se concentrer sur ceux à plus forte valeur ajoutée en renforçant ainsi sa légitimité.  Et si l’approche peut différer en fonction des entreprises, la logique reste la même. Le but est de proposer l’offre la plus complète possible, et de replacer le consommateur au coeur des stratégies marketing. Le client aujourd’hui ne va plus en magasin pour chercher un conseil. Il se documente en amont sur Internet, et se déplace par la suite pour voir le produit de ses yeux avant de l’acheter. C’est là que la marketplace peut entrer en jeu au bénéfice des points de vente, grâce au « Store-to-Web ». Concrètement, si une référence vient à manquer, un vendeur pourra proposer de la commander sur sa propre place de marché. Le consommateur recevra l’article directement chez lui ou, s’il le souhaite, pourra le retirer en magasin en moins de 48 heures.

 

Pour en savoir plus, découvrez l’entretien de Philippe Corrot, président de Mirakl, dans Les Clés de Demain (Le Monde)

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Optimiser sa marketplace en vue des fêtes de fin d’année

Black Friday, achats de Noël, soldes d’hiver…

Les fêtes de fin d’année sont une période de très forte activité pour la majorité des commerçants et e-commerçants. Les opérateurs de marketplace sont particulièrement sollicités, car ils rassemblent au même endroit un large choix et des prix compétitifs. Il est nécessaire de bien préparer cette période afin d’optimiser la coordination avec ses vendeurs, l’organisation en interne et ainsi éviter les ruptures de stock pour maximiser son chiffre d’affaire.

Les conseils de Philippe Corrot, expert marketplace et co-fondateur de Mirakl

  • Coordonner sa stratégie avec celle de ses vendeurs :

Lorsque l’on vend en propre des produits aussi proposés sur la marketplace, il est judicieux d’inclure l’équipe responsable des vendeurs marketplace dans la stratégie marketing. La marketplace peut alors servir de complément sur les produits qui ne seront pas ou peu distribués par l’opérateur (stocks insuffisants, absence de rentabilité sur une vente en propre, …). La demande continue ainsi d’être satisfaite sur une gamme étendue de produits.

  • Connaître la performance de ses vendeurs :

Pour bien se préparer à la hausse de la demande, l’opérateur doit connaitre au préalable les forces et faiblesses de ses vendeurs tiers, afin de prendre des mesures pour maintenir sa qualité de services. Pendant les fêtes, les consommateurs y sont encore plus sensibles.

  • Faire des meilleurs vendeurs ses alliés :

L’opérateur a tout donc intérêt à collaborer le plus étroitement avec les meilleurs vendeurs en terme de chiffre d’affaire comme de qualité de service. Dans le cadre d’une stratégie commune, l’opérateur peut par exemple proposer avec un vendeur tiers des promotions sur des produits complémentaires.

Retrouvez l’article complet en cliquant ici.

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La stratégie gagnante des marketplaces de niche

Quand on évoque la croissance fulgurante des marketplaces, on pense souvent aux gigantesques places de marché généralistes. Pourtant, pour les acteurs plus modestes, se spécialiser peut être la clé de la réussite. Les marketplaces de niche sont capables de créer un univers cohérent autour de leur sélection, mais aussi de rassembler des articles très pointus pour satisfaire tous les besoins de leurs clients.

Philippe Corrot, président de Mirakl, revient sur les clés de la réussite des marketplaces spécialisées.

E-commerce mag – Marketplace : se spécialiser pour mieux régner

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[Vidéo] Marketplaces : Elles changent le monde

Pourquoi Darty, Condé Nast et Oclio ont lancé leurs marketplaces

Les marketplaces sont au coeur de l’actualité, car elles bousculent à la fois les usages et les modes de consommation, mais aussi les business models. Devenues la solution pour faire de l’e-commerce de manière rentable, elles permettent d’offrir un large choix, des prix compétitifs et une experience de qualité aux consommateurs.

Darty, Condé Nast et Oclio ont déjà sauté le pas avec Mirakl. Ils reviennent sur la génèse de leurs projets marketplaces et livrent leur retours d’experience dans un panel animé par Laure Le Gall lors du Hubforum.

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Marketplaces : pourquoi cet engouement ?

Les marketplaces ont été au coeur de toutes les attentions lors du salon e-commerce de Paris, comme elles le sont plus globalement et régulièrement dans l’actualité économique. Savez-vous pourquoi elles suscitent un tel engouement?

Philippe Corrot, co-fondateur de Mirakl, en décrypte la raison dans une interview pour E-commerce Mag à retrouver ici.

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L’uberisation de l’économie : quand les start-up mènent la danse par Philippe Corrot

Alors que le service UberPop a été suspendu en France, le débat s’intensifie aussi bien chez les politiques que dans la sphère publique. Des tensions qui sont symptomatiques d’un changement de paradigme : à l’ère numérique, ce sont les start-up, car plus innovantes, plus souples, plus à l’écoute des consommateurs et des tendances, qui donnent le ton. L’époque des mastodontes pré-Internet est-elle pour autant révolue ?

Innovation vs. conservatisme

Comme Uber, de nombreuses entreprises ayant prospéré grâce à Internet sont, par le passé, allées à l’encontre de la législation en vigueur. On a vu ainsi émerger au début des années 2000, les questions liées au respect du droit d’auteur face au développement d’Internet et en particulier face à celui de Google, Napster ou Youtube. Depuis quelques années, ce sont Facebook et autres réseaux sociaux qui remettent en question les règles autour de la vie privée. Cette problématique n’est pas nouvelle, et elle persistera à mesure que l’innovation entrera en conflit avec les traditions et les intérêts de professions protégées au détriment des autres acteurs du marché et des consommateurs. On retrouve le phénomène de destruction créatrice, décrit par Schumpeter : l’innovation est condamnée à modifier les structures économiques et à « détruire » certaines activités pour mieux les recréer, de manière plus efficiente. Cela entraine inévitablement des frictions, mais l’histoire nous montre que c’est un phénomène à la fois inéluctable et positif. Exemple proche de nous, l’industrie musicale s’est longtemps accrochée au seul modèle qu’elle connaissait (la vente matérielle d’un disque) et a tenté de contrer la dématérialisation de la musique sans comprendre qu’avec elle les consommateurs avaient d’autres attentes et profiteraient désormais différemment de la musique. Aujourd’hui, l’industrie musicale a intégré cette évolution des mœurs et accompagne la dématérialisation grâce à des plateformes comme Deezer ou Spotify. Mais cela ne s’est fait ni du jour au lendemain ni sans conflit ! Tendance de fonds, la dématérialisation de la culture pousse les industries les plus anciennes à s’adapter à la consommation 2.0. Le monde du livre n’est pas exempt et commence d’ailleurs à proposer des réponses numériques adaptées aux usages des lecteurs. Au lieu de continuer à faire vivre un modèle économique obsolète, les pouvoirs publics ont donc intérêt à accompagner les mutations profondes de l’économie et de la société plutôt que de vainement tenter de les freiner.

Le client est toujours le roi

Si on prend le cas d’école « Uber », nul ne peut nier son succès. Un succès que la jeune entreprise n’aurait jamais pu connaitre si elle n’avait pas répondu à un besoin réel des consommateurs. Le modèle économique d’Uber qui prend la forme d’une place de marché numérique, c’est-à-dire un modèle de désintermédiation qui met en lien direct le prestataire et le client, valorise la qualité de service avant tout. Dans un marché ouvert, ce qui va dans l’intérêt des clients, va dans celui de l’entreprise, de l’économie et de la société. La preuve, les clients des VTC sont aujourd’hui plus satisfaits que ceux des taxis1 ! Le constat est simple mais peut-être pas encore suffisamment admis : peu importe les réglementations présentes ou à venir, il sera impossible de revenir en arrière. Ces nouvelles start-up ne proposent pas seulement une prestation moins chère mais de nouveaux services ou bien démocratisent une nouvelle façon de consommer. Avant Airbnb, qui pensait à louer son logement à des inconnus ? Les nouvelles start-up du numérique ont offert au consommateur un acquis, non seulement en termes de services mais aussi de pouvoir avec le modèle plus flexible de la place de marché. Un modèle qui permet d’une part au consommateur d’être un véritable acteur en lui donnant la possibilité de commenter et de noter les prestataires mais aussi de lui donner l’opportunité de devenir prestataire lui-même.

S’adapter pour survivre

L’émergence de nouveaux acteurs ne se fait pas aux dépens des anciens. Un client Uber n’est pas forcément un ancien client des taxis. Si pour beaucoup les tarifs et la qualité de service Uber sont assez attractifs pour se détourner du bus ou du vélo, ce n’était pas forcément le cas avec les taxis. Uber et bien d’autres entreprises ont donc élargi le marché et si ils ont su grignoter des parts de marché aux acteurs pré-Internet, c’est que ces derniers ne sont plus en phase avec les demandes de la clientèle. Plutôt que de reprocher à ceux qui bousculent le marché de mettre en péril les acteurs historiques qui n’ont pas su innover, il faut les accompagner sur la voie du changement et de l’innovation tout en se remettant en question. Il n’existe pas de rente lorsque l’on est pourvoyeur de services et les pouvoirs publics ont été bien peu inspirés de le faire croire, notamment, aux taxis. Il est essentiel de chercher un bon équilibre entre le choc technologique et les règles de droit existantes notamment au travers de l’uniformisation des statuts entre anciens et nouveaux venus. Partant d’un pied d’égalité, chaque acteur pourra être libre d’innover et de réfléchir sans cesse à la question essentielle propre à tous les métiers : quel bénéfice puis-je apporter au consommateur ? Bref, aller dans le sens d’une économie où l’offre et la demande, les besoins et les solutions, sont agrégés de manière optimale.

 

Tribune par Philippe Corrot, co-fondateur et dirigeant de Mirakl, parue dans La Tribune n°5781 du 28 août 2015, et à retrouver ici .