Quels sont les comportements d’achats des Français sur les marketplaces ?

Mirakl, leader mondial des solutions logicielles de marketplace, dévoile les résultats de son étude « State of Online Marketplace Adoption » sur les préférences d’achat en ligne révélant les principaux changements dans le comportement des consommateurs.

Plus d’un tiers (35%) des répondants français déclarent que leurs achats en ligne ont lieu sur des marketplaces et 33% déclarent que leur utilisation des marketplaces a augmenté au cours des 12 derniers mois. Cette étude de Mirakl, menée auprès de 9 000 consommateurs issus de neuf pays dans le monde (dont plus de 1 000 personnes en France), démontre que le paysage de l’e-commerce a considérablement évolué au cours des dernières années en raison de l’évolution des attentes en matière de qualité, de variété de produits proposés, de prix et de modalités de livraison. Deux tiers des consommateurs interrogés dans le monde préfèrent les sites e-commerce hybrides disposant d’une marketplace, et 70% déclarent que les marketplaces sont le moyen le plus pratique de faire des achats.

En France, cette étude démontre que les marketplaces ne sont pas un phénomène de mode et sont ancrées durablement dans les habitudes de consommation des Français.

92% d’entre eux déclarent s’attendre à utiliser les marketplaces au même rythme, voire plus à l’avenir.

Après une accélération importante des achats sur les marketplaces dès les premiers jours de la pandémie de Covid-19, la croissance se maintient depuis : en 2019, 35% ont déclaré faire leurs achats « exclusivement » ou « beaucoup » sur les marketplaces ; ce chiffre est passé à 43% en 2020 et s’est maintenu à ce niveau en 2021.

Les places de marché répondent aux nouvelles attentes des Français qui reconnaissent leur utilité et pertinence. Les consommateurs considèrent qu’elles sont les mieux positionnées pour répondre à leurs besoins ; 63% des répondants français de l’enquête reconnaissent les marketplaces comme étant le moyen le plus pratique de faire des achats en ligne aujourd’hui. Selon l’étude, 64% des consommateurs français préfèrent les sites d’e-commerce qui disposent d’une marketplace à ceux qui n’en ont pas.

Compétitivité des prix et rapidité de livraison

Les consommateurs français sont particulièrement séduits par les marketplaces et citent la compétitivité des prix comme l’une des principales raisons de leur préférence pour ce modèle. Ils accordent également une grande importance à la rapidité de la livraison offerte ainsi qu’à la variété des produits proposés.

Certains chiffres démontrent l’importance pour les vendeurs d’offrir une expérience client adaptée. En effet, 57% des consommateurs français déclarent qu’ils sont plus susceptibles d’acheter le même produit auprès d’un vendeur tiers dont la livraison est plus rapide. Aussi, 51% sont plus susceptibles d’acheter un produit d’un vendeur tiers sur le site web d’un détaillant en qui ils ont confiance.

En France, environ six consommateurs sur dix se renseignent sur un vendeur tiers avant d’effectuer un achat sur une marketplace.

61% d’entre eux font d’ailleurs des recherches sur le vendeur en consultant les avis. Ils hésiteront ainsi à effectuer un achat s’ils ont des doutes sur la qualité du produit. Enfin, les offres de produits proposées par des vendeurs locaux sur les marketplaces sont importantes aux yeux du consommateur français, puisque 63% d’entre eux y sont sensibles. Sur l’ensemble des marketplaces déployées en Europe par Mirakl, 95% des vendeurs sont eux-mêmes Européens.

Les « power shoppers »

L’étude a également mis en évidence l’émergence des « power shopper » français, c’est-à-dire les consommateurs achetant en ligne au moins une fois par semaine. En moyenne, le power shopper français effectue 45% de ses achats en ligne sur des marketplaces, contre 35% pour le consommateur français moyen.

Par ailleurs, 72% des « power shoppers » français estiment qu’elles sont le moyen le plus pratique de faire des achats. 67% d’entre eux souhaiteraient ainsi que davantage de leurs détaillants préférés disposent d’une marketplace.

Méthodologie :

Mirakl a interrogé 9 000 consommateurs dans le monde dans plusieurs pays (Australie, Brésil, France, Allemagne, Italie, Singapour, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis) dont 1 000 en France, dans le but de comprendre leurs habitudes et préférences d’achat. L’enquête a été menée en octobre 2021 par Schlesinger Group, une société de recherche indépendante.

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Création de places de marché : l’entreprise Mirakl n’en finit pas de grandir

La start-up créée en 2012 Mirakl est devenue numéro un mondial pour les places de marché.

Il sera peut-être difficile d’égaler le record établi en 2021 pour Mirakl. La licorne française, fondée par Philippe Corrot et Adrien ­Nussenbaum en 2012 avec une quinzaine de ­salariés, a en effet réussi l’an dernier l’une des plus grosses levées de fonds du pays, avec 472 millions d’euros récoltés en septembre dernier. Ensemble, ils restent les premiers actionnaires, même s’ils ne sont plus majoritaires. Autodidacte, passionné d’informatique depuis l’enfance, Philippe Corrot avait déjà lancé trois start-up avant de créer Mirakl, spécialisée dans la création de places de marché.

Parmi ses 300 clients, Carrefour, Leroy ­Merlin, Maisons du Monde, ­Decathlon en France, et Best Buy Canada, Hewlett ­Packard ­Enterprise, Urban ­Outfitters et Siemens à l’international. La valorisation de l’entreprise a doublé et dépasse aujourd’hui le seuil des 3 milliards d’euros, après cinq levées de fonds en neuf ans.

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LES PLACES DE MARCHÉ, FUTUR ELDORADO DU COMMERCE ?

Que ce soit chez les pure players de l’e-commerce ou sur les sites des enseignes traditionnelles, les marketplaces sont en plein boom. Analyse du phénomène avec deux acteurs incontournables de ce nouveau marché, Nicolas Houzé, directeur général des Galeries Lafayette, et Philippe Corrot, cofondateur de Mirakl, licorne française des places de marché.

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French Tech : les 10 plus grosses levées de fonds de 2021

L’année 2021 a été exceptionnelle pour les start-up françaises en termes de financement. Le record est décerné à Sorare, pépite de la crypto, qui a bouclé un tour de table de 680 millions de dollars. Retour sur les plus grosses levées de l’année.

L’année 2021 restera marquée d’une pierre blanche dans l’histoire de la French Tech. D’après la banque d’affaires d’Avolta Partners, la barre symbolique des 10 milliards d’euros a été dépassée début décembre, soit le double de 2020. Ce record est notamment dû aux méga levées de fonds qui ont fait naître de nouvelles licornes, dont la dernière en date est la fintech Lydia .

Voici les 10 plus grosses levées de fonds de l’année 2021, qui ont toutes été converties en dollars. A noter également que les start-up qui n’ont plus leur siège social en France (comme Algolia) ont été exclues de ce classement.

 

1. Sorare (cryptomonnaies) : 680 millions de dollars

Elle était pratiquement inconnue en 2020. Son tour de table record de 680 millions de dollars , la valorisant 4,3 milliards de dollars, l’a mise sur le devant de la scène. Créée début 2019, cette start-up a développé un jeu de « fantasy football » accompagné de cartes digitales basées sur des NFT, ces jetons numériques authentifiés et traçables sur la blockchain. Plus de 215 clubs sont partenaires de Sorare dont le PSG et le FC Bayern.

Fait marquant : Sorare est déjà rentable et prévoit de réaliser 100 millions de dollars de revenus en 2021.

2. Mirakl (e-commerce) : 555 millions de dollars

Mirakl fait partie des rares start-up françaises à avoir une renommée internationale. Aujourd’hui, ce spécialiste de la place de marché compte plus de 300 clients répartis dans 40 pays dont Carrefour, The Kroger Co ou encore Toyota. Cette expansion internationale a de nouveau ouvert l’appétit des investisseurs en septembre 2021 qui ont injecté 555 millions de dollars pour une valorisation à 3,5 milliards de dollars. Sa précédente levée de fonds de 300 millions avait eu lieu un an auparavant pour une valorisation moitié moins élevée.

Fait marquant : quand Mirakl a levé 555 millions, elle comptait… 555 salariés.

3. Contentsquare (logiciel) : 500 millions de dollars

L’année 2021 a été ponctuée par trois événements majeurs dans la vie financière de Contentsquare, spécialiste de l’expérience utilisateur sur Internet : deux acquisitions (Hotjar et Upstride) et une levée de fonds à 500 millions de dollars . Ce tour de table, mené par le géant nippon Softbank, a valorisé la start-up 2,8 milliards de dollars. De quoi lui permettre de recruter 1.500 personnes dans les trois années à venir, alors qu’elle compte actuellement 1.000 salariés.

Fait marquant : Contentsquare a recruté en décembre 2021 l’ex-patronne de la French Tech, Kat Borlongan, en tant que directrice de l’impact .

4. Qonto (fintech) : 400 millions de dollars (montant non confirmé)

Les néobanques pour entreprises ont autant la cote que leurs homologues dédiés aux particuliers. Preuve en est avec la dernière levée de fonds de Qonto qui valoriserait la fintech à plus de 4 milliards de dollars, comme l’a révélé « Les Echos » en novembre 2021 . La fintech n’a pas encore communiqué sur cette opération qui a fait entrer le célèbre hedge fund américain Tiger Global à son capital. En 2021, Qonto a dépassé la barre des 200.000 clients répartis entre la France (la majorité), l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.

Fait marquant : Qonto a abandonné sa demande d’établissement de crédit et a noué, à la place, un partenariat avec la plateforme October .

5. Ledger (cryptomonnaies) : 380 millions de dollars

2021 a été une bonne année pour le marché des cryptomonnaies. Et l’a donc été pour les start-up qui évoluent dans ce secteur à l’image de Ledger qui a levé 380 millions de dollars en juin dernier . Le spécialiste de la conservation de cryptomonnaies a ainsi obtenu le statut de licorne avec une nouvelle valorisation de 1,5 milliard de dollars. Son patron, Pascal Gauthier s’est déjà fixé l’objectif de 100 milliards de valorisation d’ici cinq ans. Ce qui la transformerait en… hectocorne.

Fait marquant : Ledger est sortie de l’indice Next40 en 2021… pour mieux y revenir en 2022 ?

6. IAD (immobilier) : 364 millions de dollars

Quand IAD a annoncé sa levée de 364 millions de dollars début 2021 , ce réseau d’agences entièrement en ligne ne s’était même pas vanté d’avoir obtenu le statut de licorne, avec 1,4 milliard de dollars de valorisation. L’information a été révélée quelques mois plus tard par « Les Echos » en même temps que l’annonce de son chiffre d’affaires de 406 millions d’euros pour son dernier exercice (clôturé fin juin 2021). Soit une hausse de 43 % par rapport à l’année précédente.

Fait marquant : IAD revendique un peu plus de 4 % des compromis de vente signés en France.

7. ManoMano (e-commerce) : 355 millions de dollars

Les start-up ont majoritairement profité du premier confinement, ManoMano ne dira pas le contraire puisque son activité a explosé au début du premier confinement, en raison notamment de la fermeture des magasins Castorama et Leroy Merlin. Moins de 18 mois plus tard, le spécialiste du bricolage en ligne a bouclé un tour de table de 355 millions de dollars pour une valorisation de 2,6 milliards. Objectifs : recruter 1.000 personnes d’ici fin 2022 et ouvrir de nouvelles catégories de produits.

Fait marquant : en France, près de deux personnes sur trois connaissent désormais ManoMano.

8. Back Market (e-commerce) : 335 millions de dollars

La levée de fonds de 335 millions de dollars de Back Market (pour une valorisation de 3 milliards de dollars) n’a pas été synonyme de fête. Au même moment, le Parlement français débattait d’une redevance appliquée à la vente des produits électroniques reconditionnés… qui a été adoptée quelques mois plus tard par le Sénat. Pas non plus de quoi résigner totalement la place de marché d’appareils électroniques reconditionnés qui compte proposer d’autres produits comme de l’électroménager. Et s’implanter dans de nouveaux pays comme la Corée du Sud.

Fait marquant : Back Market a noué un partenariat avec le fabricant SEB en juillet dernier .

9. Voodoo (jeux vidéo) : 314 millions de dollars

Ce n’est pas la licorne la plus connue mais les jeux vidéo mobiles qu’elle édite le sont davantage à l’instar de « Paper.io », « Snake vs Block » ou encore « Helix Jump ». Ses succès ont tapé dans l’oeil d’investisseurs de renom comme Tencent et Goldman Sachs qui ont participé à son tour de table (montant non communiqué) de 2020. Un an plus tard, c’est au tour du holding d’investissement GBL (Groupe Bruxelles Lambert) d’injecter 266 millions d’euros (314 millions de dollars) dans la pépite française. Nouvelle valorisation : 2 milliards de dollars.

Fait marquant : Voodoo va investir 200 millions de dollars en 2022 dans des studios qui développent des jeux vidéo mobiles basés sur la blockchain.

10. Alan (assurance) : 223 millions de dollar

Alan a été la première start-up française à obtenir un agrément d’assureur. C’est aussi la première assurtech tricolore à devenir licorne (1,7 milliard de dollars) suite à sa levée de fonds de 223 millions de dollars en avril 2021 . Depuis sa création en 2016, la jeune pousse a bien évolué puisqu’elle propose tout un tas de services autour de la santé comme de la télémédecine, une communauté d’aide à la parentalité ou encore une offre autour de la santé mentale ( suite au rachat de la start-up américaine Jour ).

Fait marquant : Alan est arrivé en tête du classement 2021 des start-up les plus attractives de LinkedIn France.

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Exclusivité Forbes | Interview Emmanuel Macron : “Nous avions l’objectif d’atteindre 25 licornes avant 2025 , on va largement le dépasser. L’objectif maintenant c’est de les accompagner vers l’industrialisation”

Lors du plus grand salon des entrepreneurs de France, BIG, qui s’est tenu à Paris au sein de l’Accor Hôtel Arena, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Forbes France.

 

« Conquérir, c’est grandir», telle a été la devise de l’événement BIG (Bpi France Inno génération) organisé par la BPI. Présidé par Nicolas Dufourq, cette 7e édition du plus grand salon business d’Europe a réuni des milliers d’entrepreneurs, d’investisseurs et d’hommes politiques, tous présents pour parler d’économie et d’entrepreneuriat.

Tout au long de la journée de l’événement, 100 top speakers tels que Xavier Niel (Free), Jacques-Antoine Granjon (Veepee),  ou encore Jonathan Cherki (Content square) se sont succédés sur le Bang pour intervenir lors de conférences face aux  62 000 inscrits. De nombreuses entreprises étaient  présentes pour promouvoir leurs dernières innovations, développer leurs réseaux ou assister aux quelques 400 ateliers et master classes proposés par l’événement.

 

“Vous constituez véritablement une part de l’énergie de la chance de la force de notre pays.” Emmanuel Macron à l’événement BIG

Pour clôturer cette septième édition, le chef de l’État a tenu un discours devant un parterre d’entrepreneurs. Le président a déclaré : “vous venez tous les secteurs, de toutes les régions, mais vous avez un point commun : toutes et tous vous avez à un moment donné pris des risques. Pour beaucoup d’entre vous, vous continuez à en prendre chaque jour, et vous constituez véritablement une part de l’énergie de la chance de la force de notre pays”.

 

Le Chef de l’État a accepté de répondre à nos questions :

Que pensez-vous des licornes françaises ? Et quels sont les objectifs à atteindre d’ici 2025 ?

Emmanuel Macron : D’abord, toutes nos start-ups sont une chance. Nous sommes le premier pays créateur [de start-up NDLR]. Maintenant, elles se développent. Nous avions l’objectif d’atteindre 25 licornes avant 2025 , on va largement le dépasser. On a l’objectif maintenant d’accompagner plus loin nos start-up, de les emmener vers l’industrialisation, vers le développement, vers la croissance et vers la cotation.

 

Sorare et Mirakl sont des exemples à suivre ?

Emmanuel Macron : Sorare et Mirakl sont de superbes entreprises, ce qu’elles font est magnifique et nous rend très fières.

 

Le Plan “France Relance” et la plateforme “Un Jeune, Une Solution” ont atteint vos attentes ?

Emmanuel Macron : Ce sont des programmes qui ont montré leur efficacité, France Relance, ce sont déjà 70 milliards qui sont en train d’aller dans l’économie française.
“Un jeune, une solution”  ce sont des millions de jeunes, près de trois millions, qui ont une solution complète. Ce n’est jamais assez ! Avec « un jeune, une solution » on va continuer à aller chercher les jeunes et à les accompagner !

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Mirakl, la révolution du e-commerce

Le spécialiste des logiciels de création de marketplaces est leader dans son secteur. Une réussite française que son cofondateur et CEO explique par une volonté de toujours servir au mieux des clients qui pourraient, en un clic, partir pour la concurrence.

Philippe Corrot, cofondateur de Mirakl, est un serial entrepreneur. Celui qui a monté la web agency Keyrus,  le réseau d’accessoires de mode Maÿrev ou encore la place de marché spécialisée dans les vidéos SplitGames, est un spécialiste du commerce en général et du e-commerce en particulier. Passionné d’informatique, il met aujourd’hui ses talents au service des autres en tant qu’éditeur de logiciels. Mirakl développe des marketplaces pour ses clients : Carrefour, Leroy Merlin, Maisons du monde pour les français, Best Buy, Hewlett Packard Enterprise, Urban Outfitters ou encore Toyota Material Handling pour le reste du monde. En tout, la société créée en 2012 et devenue la quatorzième licorne française l’an dernier, compte plus de 300 références réparties dans 40 pays.

Technologie et savoir-faire métier

Le secret de sa réussite ? Mettre sur pied des plateformes de marché où tout est pensé pour servir les clients de ses clients, explique le CEO. « Il faut leur apporter le bon produit, à un juste tarif et avec la meilleure qualité de service possible. » Avec le risque, sinon, qu’en un clic le consommateur ne parte vers la concurrence. Pour cela, il existe des outils. Si d’autres logiciels se développent, comme ceux de Izberg du Groupe Open, Wizaplace ou Ogustine MarketPlace, Mirakl reste leader sur son segment. Et permet à ses utilisateurs de se faire une place sur le grand marché qu’est internet où Amazon écrase les velléités de développement d’une bonne partie de ses adversaires.

Pour attirer et convaincre prospects et talents, Philippe Corrot, fils de commerçant, dispose de plusieurs cordes à son arc. D’abord son track record. En 2008, la Fnac rachète sa société SplitGames. L’entrepreneur intègre le groupe et se sert de sa start-up pour développer la marketplace du géant de la distribution. C’est en observant à la fois les succès d’Uber, d’Airbnb et, dans une moindre mesure, de la Fnac, ainsi que les échecs de concurrents qui tentaient de monter leurs propres plateformes que l’idée vient aux fondateurs Philippe Corrot et Adrien Nussenbaum de lancer leur propre solution logicielle de marketplaces. Un outil formidable « pour centraliser des données à moindre coût » et dont le « modèle repose sur la technologie et un savoir-faire métier« , explique le CEO qui souhaite « révolutionner l’e-commerce« . Pour ce faire, les deux hommes s’entourent des meilleurs. Si certains collaborateurs travaillaient déjà pour de grands groupes commeAmazon, « ils ont été séduits par le fait de développer des produits un peu partout dans le monde et sur des sujets différents« .

Distinction française

Son succès des débuts ne se dément pas. Fin septembre 2021, Mirakl, qui avait décroché son statut de licorne en 2020, annonçait une valorisation de plus de 3,5 milliards de dollars, après une levée de fonds record de 555 millions. Sa croissance fait de la société l’une des plus belles réussites technologiques françaises, lui permettant de conserver pour la deuxième année consécutive sa place au sein de l’indice French Tech Next40 qui regroupe les 40  technos les plus prometteuses de l’Hexagone. À ce titre, elle bénéficie d’un accompagnement et se voit tresser des lauriers par Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, l’homme qui veille sur les start-up du pays et s’est fixé pour objectif de compter 25 licornes d’ici à 2025.

Mais il n’y a pas qu’en France que Mirakl est encensée. En 2020, l’entreprise intègre – aux côtés de sa compatriote Dawex – le classement des 100 pionniers technologiques du Forum économique mondial, lequel identifie les technologies qui façonneront le monde d’après. Emboîtant ainsi le pas à d’autres géants également distingués dans ce palmarès comme Airbnb ou Google.

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